SEAN MUNDY : entre surréalisme, solitude et désespoir

Reconnaissable par un style où l’obscur prédomine, Sean Mundy utilise la photographie et les arts numériques pour créer des œuvres étranges et parfois même troublantes. Adepte des symboles, l’artiste montréalais propose des compositions qui poussent à réfléchir sur leur sens.

Un trou béant dans la neige. Autour, des dizaines d’hommes vêtus de noir, le visage caché, qui y affluent. Difficile de déterminer précisément ce que Sean Mundy a voulu exprimer, lui seul le sait. Le public, lui, interprète l’image comme il le souhaite. Et c’est bien ça, l’essence des projets du photographe.

Le jeune artiste découvre la photographie à l’âge de 16 ans. Mais ce n’est que quatre ans plus tard que Sean décide de se consacrer pleinement à cet art. Il prend alors une photo par semaine et, grâce à la plateforme d’images Flickr, il commence à découvrir le travail des autres et à parfaire son style où l’homme, malmené, sublimé, seul ou en groupe, est toujours au centre.

Pour créer ses œuvres, le Montréalais pioche dans l’univers religieux, les jeux vidéo et les films d’horreur. À partir d’un concept qu’il a en tête, il va imaginer des scènes et des images pour les représenter. Il cherche ensuite des lieux et des personnages, puis réalise un gros travail de post-production numérique pour créer cette dimension irréelle typique de son œuvre, une dimension qui se rapproche le plus possible de son imaginaire.

Et il n’y a pas qu’à travers la photographie que Sean Mundy nous transporte dans un autre univers. Issu d’une famille de musiciens, où maman chante et papa joue, le jeune compositeur, producteur, et même chanteur propose des morceaux électro-pop dans un projet nommé MOADS, étonnamment moins sombre que ses compositions iconographiques.

Encore à l’aube de son œuvre, Sean Mundy semble avoir encore bien des choses à nous montrer.

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REMERCIEMENTS :

Rédaction : Leslie Meuraillon
Photos : Sean Mundy